DECLARATION DE CPCM SUR LA CRISE POST-ELECTORALE EN CÔTE D’IVOIRE
Article mis en ligne le 7 février 2011

par L’administrateur
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Depuis décembre 2010, le mouvement « Chrétiens pour changer le monde » (CPCM) a créé sur son site internet www.cpcm-benin.org un forum spécial sur la situation en Côte d’Ivoire. Grandement préoccupés par la crise post-électorale qui fait rage dans ce pays, nous cherchons à nous éclairer sur cette crise et nous tenons à exprimer notre solidarité à nos frères ivoiriens de l’intérieur et de l’extérieur.

Cette crise a été abordée au cours de notre café rencontre (réunion mensuelle) du 18 décembre 2010 et nous avons simplement dit notre opposition catégorique à toute intervention armée dans ce pays qui nous est si cher à tous.

A l’issue de notre café rencontre du samedi 29 janvier 2011, à l’Institut Universitaire du Bénin (IUB), à Aïdjèdo, à Cotonou, auquel nous avons invité quelques uns de nos frères ivoiriens qui vivent avec nous ici au Bénin, nous avons décidé de rendre publique la déclaration ci-après.

1. Quels que soient les points de vue qui se confrontent et s’affrontent autour de cette crise, c’est dans l’engagement déterminé des ivoiriens eux-mêmes avec le concours de nos chefs d’États africains qu’une solution pacifique doit être trouvée aux problèmes qui se posent. Voilà pourquoi nous disons fermement NON à toute intervention armée visant à résoudre la crise en Côte d’Ivoire.

2. La "Communauté internationale" doit se conformer à nos institutions sous-régionales et aux réalités africaines.

3. Il est temps que toute violence cesse en Côte d’Ivoire : le sang des ivoiriens a assez coulé. Que les dirigeants de ce pays trouvent le moyen de dialoguer et de rechercher une issue pacifique et définitive à cette crise qui persiste en réalité depuis 2002. Et que nos "Maîtres du monde" trouvent le moyen de les y aider...

4. La position que défend le mouvement « Chrétiens pour changer le monde » (CPCM) est une position de principe. Qu’on nous laisse en Afrique prendre le temps qu’il nous faut pour régler nous-mêmes nos problèmes.

5. Nous saluons la résolution prise, à Addis-Abeba, le vendredi 28 janvier 2011, par le CPS, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (UA), et nous félicitons très respectueusement les chefs d’État, au premier rang desquels le président du Bénin, son Excellence Thomas Boni YAYI, qui ont œuvré avec détermination pour que prévale l’option pacifique. Nous demandons que la mission de haut niveau que le CPS a décidé d’envoyer en Côte d’Ivoire fasse preuve d’objectivité et d’une réelle volonté de contribuer effectivement à une sortie pacifique de la crise, dans le strict respect de la souveraineté de ce pays.

Fait à Cotonou, le lundi 7 février 2011.

Le mouvement « Chrétiens pour changer le monde » (CPCM)

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DECLARATION DE CPCM SUR LA CRISE POST-ELECTORALE EN CÔTE D’IVOIRE
Marti - le 3 mars 2011

CPCM manque de longueur de vue et de vraie analyse de la situation... en réalité le problème en Côte d’Ivoire commence depuis bien avant 2002... dès les années 90. Mais en 2000 nous assistons aux 1ères violences graves contre la dignité de la personne humaine durant toute l’année électorale : http://www.hrw.org/fr/news/2001/08/28/c-te-divoire-des-hommes-politiques-incitent-la-haine-raciale Un rapport d’Human Rights Watch sur la manipulation politique de l’éthnicité en Côte d’Ivoire. Ces morts, viols, charniers resterons niés, entraînant pour plus de 10 années la Côte d’Ivoire dans un cercle vicieux d’impunité. http://www.hrw.org/fr/news/2011/02/04/c-te-divoire-le-cercle-vicieux-de-limpunit Les personnes qui veulent reconstruire l’histoire de la CI s’arrête à 2002 sans chercher à voir et à s’interroger avec honnêteté sur les CAUSES de la rébellion.
Il faut qu’on s’entende : Le 28 novembre 2010, ce n’est pas la communauté internationale qui a voté. ce sont les ivoiriens. Point barre. Arrêtons de nous laisser distraire par les discours soi-disant panafricanistes ou sur la souveraineté. En fait, c’est à un refus du verdict des urnes que nous assistons en CI (avec un coup d’Etat constitutionnel en violation flagrante de l’article 64 du code électoral. Yao Ndré a balbutié devant le Panel !). Et c’est bien dommage qu’une organisation chrétienne se laisse toucher par un discours idéologique d’arrière garde, stéréotypé.
La Convention de la Société Civile (CSCI) avec ses 1100 observateurs ivoiriens sur tout le territoire (appartenant aux associations, Commissions Justice et Paix, bureaux diocésains de Promotion Humaine, etc.) a rendu son rapport le 24 février 2011 mais il été passé à la trappe. Aucun mot à la RTI ou dans la presse « bleu ». La Convention valide le résultat de la CEI, certifié par l’ONUCI et conforme aux rapports des Préfets de région http://www.societecivile-csci.org/images/stories/Communique_de_presse_-rapport_final_de_la_MOE_de_la_CSCI.pdf.
Ce refus du verdict des urnes et l’aveuglement têtu de beaucoup de chrétiens sur ce fait est grave de conséquences pour l’avancée de la démocratie en Afrique. La démocratie c’est "on gagne ou on perd" et non "on gagne ou on gagne" comme le disait les partisans de Laurent Gbagbo.
Que Dieu nous assiste et nous éclaire car même les morts de ces derniers jours n’ouvrent pas les yeux sur la dictature qui s’est mise en place en Côte d’Ivoire. Avant, il y avait les « méchants » (Rebelles) et les « bons-victimes » (FPI). Cette guerre (car on bombarde même des civils !) nous aura appris que nous sommes tous pécheurs ; que ce soit le camp Gbagbo ou celui des rebelles, FN, RHDP.
Et ces derniers temps à Abidjan, avec l’exode de plus de 200 000 personnes d’Abobo, les coupures de l’eau et de l’électricité pour les millions d’ivoiriens des zones CNO depuis lundi , le camps Gbagbo et en train de largement dépasser la barbarie qu’il dénonçait hier chez les Rebelles... . Qu’il se reprenne et quitte le pouvoir comme il aurait dû le faire dignement dès l’annonce des résultats. Son combat historique pour la démocratie et son travail pour le retour de l’unité et de la paix aurait été reconnu et salué.
Les cadres chrétiens devraient mieux se former et lire les textes du Magistère, notamment ceux de la Doctrine sociale de l’Église. Les nationalismes sont à combattre lorsqu’ils font le lit de la xénophobie comme c’est le cas en Côte d’Ivoire en ce moment : http://www.thesocialagenda.org/fr/article-dixi-me-la-communaut-internationale Pourquoi vouloir garder le pouvoir à tout prix quand il y aura des élections dans 5 ans ??? « La vérité vous rendra libre » disait Jésus… l’injustice et le mensonge font le lit de la violence… "Afrique, mon Afrique..."

DECLARATION DE CPCM SUR LA CRISE POST-ELECTORALE EN CÔTE D’IVOIRE
senyon - le 8 février 2011

Nous avons la preuve par ici, que les solutions aux crises et celle de la Côte d’Ivoire ne doivent pas être militaires, ni économiques.

Les Ivoiriens et seuls les Ivoiriens sauront trouver le juste et le mieux pour leur pays. Le reste, c’est de l’agitation. et c’est normal. Il y a longtemps que cela a commencé. maintenant, il urge pour les pouvoirs internationaux de laisser chaque pays se construire avec ses propres moyens en vue de résultats consensuels et durables. L’Afrique des décisions ONUSIENNES ou américaines ou je ne sais quoi encore doit laisser place à l’Afrique des Options africaines endogènes intègres. c’est un idéal, un doux rêve que nous devons apprendre à caresser. Les dirigeants pour leur part doivent oeuvrer à servir leur peuple et non les intérêts de conglomérats ou de multinationales. Un savant mélange de circonspection et d’ouverture consensuelle est le gage de notre prospérité partagée. Une malette de prospérité dont nous devons détenir la clé.

L’exemple ivoirien est valable pour tous les pays d’Afrique et du monde. La Société des Nation (SDN), ancêtre éponyme de l’ONU ne demandait-elle pas déjà, le droit des peuples soumis, colonisés à s’auto gouverner ? 50 ans d’assistanat doivent avoir suffit pour permettre que les pays économiquement moins pourvus soient capables de se supporter pour résoudre efficacement leurs crises sociales, économiques, politiques, culturelles, technologiques et environnementales. Notre force, c’est notre capacité de discernement. Faisons lui appelle. Notre faiblesse, c’est notre auto aveuglement, tentons quotidiennement et progressivement de nous en débarrasser. faisons l’effort ultime de nous développer en prenant en compte le contexte externe et internationale dans sa dynamique actuelle d’ingérence, d’inféodation, de conspiration, mais parfois de besoin profond d’aider à la solution des problèmes internes aux régimes, que dis-je aux nations.

Les défis de l’Afrique aux africains sont nombreux. L’OUA prônait la non ingérence. L’UA quant à elle a opté pour la non indifférence. Les populations africaines en général recourent à la solidarité. Une voie et non un modèle figé de solution aux problèmes. cette solidarité, c’est l’exemple ici donné par le CPCM dans le cadre de la crise ivoirienne. Chacun de nous doit apprendre à se départir des sentiments d’appartenance à des groupes rivaux pour oeuvrer pour la paix, la quiétude, le développement. Et tous, savons que le développement n’est pas exempt de crises, de ruptures, de bouleversement. Il est la conséquence directe, la preuve tangible et irréfutable d’un processus empreint de mouvements aléatoires ou non, portés par l’imagination, l’expérience, l’intelligence, le savoir. Un processus teinté de remises en cause, de discussions, de disputes à la finalité de permettre à tous du présent et du futur de jouir des biens acquis par les générations passées. Nous nous devons donc d’oeuvrer inlassablement pour toujours trouver le juste milieu.

Ce qui arrive aux autres ne doit pas nous être étranger.

Merci chers amis du CPCM pour tout ce que vous faites pour le Bénin, l’Afrique et le monde.
Merci pour la bonne leçon.

DECLARATION DE CPCM SUR LA CRISE POST-ELECTORALE EN CÔTE D’IVOIRE
gandonou - le 8 février 2011

je suis gandonou jean marie je suis chretien et membre du mouvement chretien pour changer le monde mcpcm cette position est la meilleur et tient justement compte de la volonté du peuple frere ivoirien et du rapport de force gbagbo et wattara



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